
Alors, après vous avoir annoncé la semaine dernière mon défi, qui consiste à réaliser
500 euros de ventes de bougies de Noël en moins de 90 jours en partant de zéro
,le compte à rebours a commencé. Je reviens cette semaine, comme promis, pour vous parler de la première étape concrète de l’aventure.
Par où commencer quand on n’a jamais fabriqué de bougies ?
Comme vous le savez, si vous avez lu mon article consacré au défi, je suis complètement débutant dans la création de bougies et je pars de zéro pour cette aventure.
Pour cela, j’ai décidé de commencer par recenser le matériel nécessaire afin de mener à bien ce défi, tout en restant le plus minimaliste possible.
Pourquoi ai-je choisi le minimalisme ? Voici mes raisons :
→ J’ai un budget limité
→ Je découvre encore le monde de la création de bougies. J’ai donc estimé qu’il serait plus raisonnable d’adopter une politique de maîtrise des coûts et d’avancer pas à pas en limitant au maximum mes dépenses. Comme il s’agit de ma première expérience, je préfère ne pas réaliser un gros investissement dès le départ, avant même d’avoir obtenu des résultats concrets.
→ Comme je vous l’ai annoncé, mon objectif est de réaliser 500 euros de chiffre d’affaires. Et, honnêtement, je ne veux pas terminer cette aventure en étant déficitaire : je voudrais donc que mon chiffre d’affaires couvre l’ensemble de mes dépenses. C’est d’ailleurs un autre défi que vous venez de découvrir !
La cire, les mèches, les parfums et les contenants
En ce qui concerne la cire, les mèches, les parfums et les contenants, je compte consacrer un article distinct à chacun de ces éléments afin de bien détailler leur choix.
En effet, ces différents composants sont interdépendants : le choix de l’un peut influencer celui des autres. Je préfère donc prendre le temps d’expliquer chaque choix séparément, dans un article dédié. Je crois que cette approche sera plus claire et plus pédagogique, surtout pour celles et ceux, comme moi, qui débutent dans la création de bougies.
Le matériel de mesure et de fabrication
Je vous liste ci-dessous le matériel que j’ai jugé indispensable, ainsi que l’utilité de chaque élément :
1. Balance électronique : elle permet de :
- Mesurer avec précision la quantité de cire. Cela sera notamment nécessaire lors de la phase de tests afin d’enregistrer les différentes formules avec exactitude et de pouvoir les reproduire.
- Doser avec précision la quantité de parfum, afin de respecter le pourcentage de parfum souhaité.
J’ai choisi une balance électronique équipée de la fonction tare, qui permet de soustraire le poids du contenant pour ne peser que la matière souhaitée.
2. Thermomètre numérique à sonde : il permet de :
- Contrôler la température de la cire pendant sa fonte, puisqu’il permet de connaître précisément sa température, ce qui évite une potentielle surchauffe ou dégradation de la cire.
- Déterminer la température idéale pour l’ajout du parfum : c’est crucial puisque l’ajout du parfum à une température trop élevée peut altérer certains composants odorants du parfum, alors qu’une température trop basse peut rendre son incorporation à la cire moins homogène.
- Éviter les défauts potentiels comme les creux ou les fissures qui peuvent se produire à cause d’une mauvaise température de coulage.
3. Plaque électrique : elle permet de :
- Faire fondre la cire de manière progressive et uniforme, en chauffant le récipient de fonte.
- Mieux maîtriser la chauffe grâce à des niveaux de puissance réglables, contrairement à une flamme nue, ce qui évite de brûler ou de surchauffer la cire.
- Offrir une meilleure sécurité et stabilité grâce à sa surface plane, ce qui réduit les risques de basculement par rapport à une grille d’une cuisinière traditionnelle.
4. Récipient de fonte : il sert à :
- Fondre et chauffer la cire de manière progressive et homogène.
5. Pichet de coulée : il sert à :
- Recevoir la cire fondue et permettre son mélange avec le parfum.
- Verser proprement et avec précision le mélange dans le contenant, grâce à son bec verseur qui permet de mieux contrôler le débit de cire et de limiter les éclaboussures.
6. Spatule : elle permet de :
- Bien mélanger et homogénéiser la cire en la remuant pendant sa fonte, afin de favoriser une répartition homogène de la chaleur et de limiter les zones de surchauffe.
- Bien incorporer le parfum à la cire fondue, afin d’obtenir un mélange harmonieux.
Pourquoi ai-je choisi une spatule en silicone plutôt qu’une spatule en bois ou en métal ?
Parce qu’une spatule en silicone présente plusieurs avantages : elle est résistante à la chaleur, facile à nettoyer et peu susceptible de retenir les odeurs.
Les spatules en bois, quant à elles, sont poreuses et peuvent donc absorber la cire et le parfum. Cela les rend difficiles à nettoyer et peut favoriser le transfert d’odeurs d’une préparation à l’autre. J’évite donc de les utiliser pour mes différents essais.
Les spatules en métal, bien qu’elles soient durables, non poreuses et faciles à nettoyer, peuvent causer des rayures au fond des récipients, c’est pourquoi j’ai choisi une spatule en silicone.
7. Pastilles adhésives pour mèches : elles permettent de :
- Fixer solidement la mèche au fond du contenant avant de verser la cire, afin d’empêcher la mèche de se déplacer ou de remonter lors du coulage.
8. Pistolet thermique : il permet de :
- Corriger certaines imperfections à la surface de la bougie après son refroidissement, en chauffant légèrement la couche supérieure de cire afin de la faire fondre. Cela permet de lisser la surface et d’atténuer certaines aspérités, certains creux ou certaines fissures.
- Faire disparaître certaines petites bulles d’air présentes à la surface ou juste en dessous, grâce à une légère refonte de la couche superficielle de cire.
- Préchauffer légèrement les contenants avant le versement de la cire, afin de réduire l’écart de température entre la cire et le contenant et de favoriser un refroidissement plus progressif.
- Faciliter le nettoyage de certains matériels, en ramollissant ou en faisant fondre les résidus de cire pour pouvoir les retirer plus facilement.
9. Fiches de test : elles permettent de :
- Consigner les caractéristiques de chaque bougie testée : type et quantité de cire, parfum utilisé, dosage du parfum, type et taille de la mèche, diamètre du contenant, etc.
- Noter les résultats des tests de combustion, notamment la durée de chaque session, le comportement de la flamme, les éventuelles anomalies observées, etc.
- Comparer les différents essais et conserver une trace des formules utilisées, afin d’identifier les ajustements nécessaires et de pouvoir reproduire la bonne formule.
10. Paire de ciseaux : elle permet de :
- Couper la mèche à la longueur souhaitée lors de la fabrication de la bougie.
11. Essuie-tout : il permet de :
- Nettoyer le matériel et le plan de travail.
Combien m’a coûté mon matériel de départ ?
Concernant les coûts, je compte publier un article entièrement dédié à cette question, dans lequel je détaillerai le coût de mon matériel de départ, l’ensemble de mes dépenses ainsi que le coût de revient de chaque bougie fabriquée.
Conclusion :
Voilà, la première étape concrète de mon défi est franchie !
Après avoir constitué mon kit de départ avec uniquement le matériel que j’ai jugé indispensable, je vous retrouve la semaine prochaine pour un nouvel article consacré à l’étape suivante de mon parcours : le choix des contenants.
Pourquoi ai-je choisi les contenants avant la cire, les parfums et les mèches ? Quels sont les différents types de contenants ? Quels critères faut-il prendre en compte pour bien les choisir ? Et surtout, quels contenants vais-je sélectionner pour mon défi ?
C’est ce que nous découvrirons ensemble dans le prochain article !